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lundi 25 juin 2012


Retour sur la rencontre croisée entre le Collectif H/F et le Collectif Jeune Public - 03.04.2012 à l’Hippodrome de Douai


Cyrille Planson, rédacteur en chef du magazine « La Scène », a animées cette journée qui a réuni une cinquantaine de participants avec au programme 2 tables rondes : Quelle place pour les hommes et les femmes dans le milieu professionnel du Théâtre jeune public ? Quels modèles et représentations H/F sont proposés dans les spectacles et la littérature jeunesse d’aujourd’hui ?



1ère table ronde : Le théâtre jeune public : un créneau accordé aux femmes ?


Le jeune public échappe-t-il aux inégalités professionnelles Homme / Femme observées au sein des métiers de la culture ?

Avec : Élise Vigier, Frédérique Loliée, Leslie Kaplan, Théâtre des Lucioles, Estelle Savasta, auteure et metteuse en scène, Blandine Pélissier, membre actif H/F Ile-de-France, Marie Levavasseur metteuse en scène.

A première vue, le secteur jeune public serait majoritairement féminin pourtant, on observe les mêmes inégalités que dans le Théâtre tout public : Les principaux festivals et lieux de diffusion jeune public sont dirigés par des hommes, les metteurs en scène les plus visibles sont des hommes, etc…
Reste alors aux femmes, les rôles de mère et d’enfant, ou, dans les structures, les emplois dits « relationnels » (accompagnement et diffusion). S’agit-il alors d’une double peine : être femme et travailler dans le jeune public?

En s’appuyant sur les chiffres des Rapports Reine Prat, commandés par le Ministère de la Culture et de la Communication en 2006 puis 2009, Blandine Pélissier met en lumière les discriminations qui perdurent dans le spectacle vivant concernant l’accès aux postes à responsabilité, l’équilibre des programmations, la répartitions des moyens financiers. Cette situation s’est même encore dégradée dans les CDN, puisque aujourd’hui, sur les 33 CDN, 1 seul est dirigé par une femme contre 3 en 2005. Les collectifs H/F se mobilisent pour interpeller les pouvoirs publics et les professionnels sur ces inégalités et proposent une série d’actions concrètes. (http://hf-npdc.blogspot.fr/)

Les conclusions de Marie Levavasseur et Estelle Savasta vont dans le même sens.
Même si on trouve de nombreuses femmes aux postes de programmatrice jeune public, elles ne disposent que de peu de pouvoirs et de peu de moyens notamment financiers: les cordons de la bourse sont tenus par les directeurs de structures qui sont très largement des hommes. Comme l’explique Estelle Savasta ce secteur « n’est pas un lieu de pouvoir » (peu de visibilité dans les médias, peu d’enjeux financiers, peu de reconnaissance) d’où la place qui y est laissée aux femmes.

Pour Frédérique Loliée, fondatrice du théâtre des Lucioles, de façon générale, il est difficile d’échapper au concept de ‘mise en scène féminine’ : « On est programmé dans des festivals de la femme, programmées par des femmes… »




2ème table ronde : La création jeune public, reproduction des modèles Homme/Femme ou dépassement des genres ?

Avec : Véronique Cochard, Collectif Régional pour l'Information et la Formation des Femmes (CORIF), Karin Serres, auteure et Geneviève Lefaure, Présidente de Scènes d'Enfance.

Le théâtre est-il un lieu où se réinvente le monde ou le miroir de nos sociétés et des discriminations s’y exercent ? La création et la littérature jeune public s’affranchissent-elles des archétypes sociaux et moraux en proposant un discours novateur sur la question des genres ?

Pour Leslie Kaplan, auteure et dramaturge, affirme que pour écrire il faut s’extraire de la place où l’on se trouve et assumer une ‘ bi-sexualité psychique ‘.

Véronique Cochard présente les conclusions de l’Etude sur les questions de genre dans la littérature jeunesse menée par le Corif dans le cadre du projet européen PAGES (Practices against gender and ethnic stereotypes) http://corif.fr/spip.php?article762
A partir d’une série d’exemples d’ouvrages jeunesse, elle souligne la suprématie du masculin sur le féminin : Les stéréotypes perdurent car le masculin est toujours mis en avant, il est toujours mieux à même de représenter l’universel et représente l’essentiel des personnage. De manière générale, les personnages masculins sont également moins ‘marqués’ : « Un garçon n’aura pas forcément une barbe ou des lunettes alors qu’une fille aura toujours une jupe ou une robe et des bijoux. »
Enfermer les garçons et les filles dans des stéréotypes inhibe le potentiel des deux sexes. L'image de la petite fille modèle et du super héros n’est pas toujours facile à porter. Les modèles imposés aux garçons sont aussi contraignants que ceux des filles. Tout le monde est pénalisé.

Geneviève Lefaure fait le même constat en s’appuyant sur l’Etude de Sylvie Cromer qui a analysé les représentations du masculin et du féminin dans les programmes de saison des Théâtres. Le masculin et le féminin ne sont pas sur un pied d'égalité ni quantitatif (60% des personnages sont des hommes), ni qualitatif (personnages masculins plus universel, moins porteur de stéréotypes). 
Le processus de déconstruction du personnage dans le théâtre contemporain, apporte un décalage à cette question. On voit apparaître un personnage neutre et universel : « l’enfant ». Par contre, s’il s'agit d'une fille, il sera préciser « une enfant».
Comment sont alors représentés ces nouveaux héros féminins ? A l’instar des grands modèles encore omniprésents tels que Antigone, Electre, Iphigénie, Ophélie, Juliette, les personnages féminins ne peuvent être banales et sont « condamnées » à être fortes et exceptionnelles. Dans « Cendrillon » de Joël Pommerat, la belle mère affirme : « On ne dirait pas comme ça, mais elle sait ce qu'elle veut cette gamine » résumant ainsi l’image de la jeune fille d’aujourd'hui ! Des filles qui doivent se battre, même physiquement, comme le personnage de Florence dans « Alice pour le moment » de Sylvain Levey. Les personnages féminins de Nathalie Papin, auteure de théâtre jeunesse, sont plus solitaires que les garçons et doivent se construire souvent seules.

Karine Serres, qui se définit elle-même comme ‘autrice’, pose la question de sa responsabilité en tant qu'auteure sur les modèles H/F, (le sexe des personnages, la mixité de la distribution, le rapport entre le sexe de l'auteure et le sexe des ses personnages) : En tant qu'auteur(e)s, sommes-nous inconsciemment formaté(e)s ?
Elle remarque que les rôles d'enfants sont souvent attribués aux femmes alors qu'il serait souhaitable d'élargir les modes de représentation et d’ouvrir ces rôles aux hommes. L’élargissement du champ littéraire et des représentations est un exercice difficile qui doit être encouragé.

En travaillant en Suède où les clichés H/F dans la littérature jeunesse sont à l’opposé des nôtres (les filles sont fortes et les garçons sensibles), elle s’est interrogée sur la question des représentations dans les autres cultures. Par exemple, dans « Pippi Lanstump » d'Astrid Lindgren, l’héroïne fume la pipe, vit seule et porte un cheval sur le dos. Dans son adaptation française « Fifi Brindacier » ses aspects ont été gommés.
A la question comment pouvez-vous écrire des rôles de garçons ? Elle réagit en affirmant que l’écriture n’est pas forcément liée à son histoire personnelle et donc à son sexe. Ainsi, « Alice pour le moment » de S. Levey  est un exemple de rôle féminin magnifique écrit par un homme. Défendre la fiction, c'est défendre la liberté de création et aussi d'identification. Le genre artistique ne doit pas être instrumentalisé, même pour cette cause juste qu'est la parité. Il est au contraire une richesse qui renforce la complexité de l'être humain et sa diversité. Il ne doit pas être une limitation ni le seul critère de définition.

vendredi 15 juin 2012



  1. Le collectif HF participe à l'événement OUJDA BY LIL[LE]

    Vendredi 22 juin - 13h30-17h - Théâtre le Prato - Entrée libre


    « PLACE DES FEMMES DANS NOS SOCIETES FRANÇAISE ET MAROCAINE»





    La société construit des différences entre hommes et femmes en leur assignant des rôles sexués hiérarchisés, au détriment des femmes. L’égalité entre femmes et hommes implique l’assurance de conditions égales pour tous qui permettent à ces dernières de réaliser leurs pleins droits, d’user de leur potentiel et de contribuer à l’évolution politique, économique, sociale et culturelle de leur société, tout en profitant également de ces fruits.
    Partagées entre coutume et modernité, entre responsabilités maternelles et professionnelles, les femmes, en France comme au Maroc, ont une place sociale difficile à trouver. A l’occasion de l’événement Oujda by Lil[le] et de la venue de partenaires marocains, nous proposons d’aborder la question de la promotion du développement des femmes dans nos sociétés, en croisant les approches et les expériences françaises et marocaines.

    Comment intégrer la dimension du genre dans les pratiques artistiques et les projets culturels ? Pourquoi l’acte de création est-il encore majoritairement masculin ? L’égalité hommes/femmes est-elle un idéal partagé ?  Quel engagement est laissé aux femmes dans la société ? 


    Avec:
    - Le Dr Rita EL KHAYAT, Auteure de La femme artiste dans le monde arabe (éditions de Broca, 2011)
    - Jeanne MENGUY, Présidente du Collectif H/F pour la lutte contre les discriminations hommes/femmes dans les domaines de l’art et de la culture
    - Maître Zahra ZAOUI, Avocate spécialiste du droit des femmes au Maroc et Présidente de l’Association Aîn Ghazal à Oujda, Présidente de la Commission des Affaires sociales et de la Solidarité du Conseil économique et social marocain,
    - Pr Ouafa BRAHIM, Professeure de l’Université d’Oujda
    - Dominique LEMAIRE, CORIF (Collectif Régional pour l'Information et la Formation des Femmes)
    - Samira EL AYACHI, Auteure de La vie rêvée de Mademoiselle S. (éditions Sarbacane, 2007)


  2. Fatéma HAL, auteure et chef cuisinière du Mansouria (Paris), offrira une cérémonie du thé ainsi qu’une lecture de son texte La Cérémonie du thé 

mardi 10 avril 2012

Assemblée générale du collectif HF NPdC

Assemblée générale du collectif HF NPdC
Jeudi 12 avril à 18h à la Maison Folie de Wazemmes

Nous avons pensé cette rencontre comme un moment d'information sur l'association et de convivialité avec un spectacle en lien avec les préoccupations du collectif.


18h à l’Auberge de la MFW : Assemblée Générale :
- Rappel de l’historique du mouvement HF
- Objectifs de l’association : La Saison HF 2013 - 2014
- Retour sur le 1er colloque co-organisé par HF et le collectif Jeune Public le 3 avril à l’Hippodrome de Douai  sur les rapports homme/femme dans le théâtre jeune public
- Fonctionnement de l'association
- Appel aux adhésions et aux candidatures de trois nouveaux administrateurs

20h Présentation du spectacle "Cindy vs Julie" d'Amélie Poirier dans le cadre  du w-e co-organisé par Les Rencontres Féministes et Le Festival de l’Entorse "Rouge à lèvre & protège dents".

Nous comptons sur votre présence!
A jeudi,

Le collectif HF NPdC

dimanche 1 avril 2012

Temps forts d'avril 2012 - Collectif H/F Nord - Pas de Calais

Deux moments forts réuniront la toute nouvelle association H/F Nord - Pas de Calais en ce mois d'avril 2012 :

- une rencontre croisée sur l'égalité homme/femme dans le secteur du jeune public, à l'initiative du Collectif Jeune Public et du Collectif H/F NPDC, à l'Hippodrome de Douai, mardi 3 avril à partir de 14h : infos pratiques sur ce lien ! 

- une Assemblée Générale ouverte à toutes et tous, le 12 avril à 18 h à la Maison folie Wazemmes, qui nous accueille à l'occasion du week-end Rouge à lèvres & protège-dents, événement Art, Sport & Genre organisé par l'Entorse, la Maison folie Wazemmes et les Rencontres Féministes.

Ce moment sera l'occasion de présenter l'historique et les acquis de notre collectif, et d'en présenter le fonctionnement et les perspectives pour la saison à venir (label "H/F" pour les saisons culturelles, démarches en direction d'autres secteurs artistiques...), et d'ouvrir l'association à de nouvelles adhésions !

Venez nombreux et nombreuses, parlez-en autour de vous, soutenez-nous !

mardi 14 février 2012

Le 03 avril à l’Hippodrome de Douai


Sept ans après la sortie du rapport de Reine Prat, qu’en est-il des rapports d’inégalités Homme/Femme dans les métiers de la culture ? Et notamment dans le domaine du jeune public ?
Les deux tables rondes sont animées par Cyrille Planson, rédacteur en chef du magazine « La Scène ».
Accueil par Gilbert Langlois, directeur de l’Hippodrome, scène nationale de Douai.

14h00 - Table Ronde 1
Le jeune public : un créneau accordé aux femmes ?
Le jeune public échappe-t-il aux inégalités professionnelles Homme / Femme observées au sein des métiers de la culture ?

Avec : Élise Vigier, Frédérique Loliée, Leslie Kaplan, Théâtre des Lucioles, Chantal Lamarre, directrice de Culture Commune, scène nationale du Bassin minier du Pas-de-Calais,
Estelle Savasta, auteure et metteuse en scène, Blandine Pélissier, membre actif H/F Île de France.
16h30 - Table Ronde 2
La création jeune public : reproduction des modèles Homme/Femme ou dépassement des genres ?
Si l’on considère que nous portons collectivement une responsabilité dans les modèles que nous véhiculons, observe-t-on un discours novateur sur la question du genre ?

Avec
 : Véronique Cochard, CORIF, Karin Serres, auteure, Pierre Banos, responsable des éditions théâtrales, Mathieu Frackowiak, philosophe et auteur, Marie Levavasseur,
metteuse en scène de la Compagnie Tourneboulé, Geneviève Lefaure, présidente de Scènes d’enfance.

Et pour prolonger cette rencontre :

À 20h00 Louise, elle est folle de Leslie Kaplan, conception et jeu Élise Vigier et Frédérique Loliée / Théâtre des Lucioles.

mercredi 18 janvier 2012

Lundi 30 janvier au Prato à 18h : Assemblée Générale constitutive

Nous vous invitons à la prochaine réunion publique du collectif H/F :
Lundi 30 janvier 2012 à 18h au Prato (Allée de la Filature - 59000 Lille)
Il s'agit d'un moment important pour le collectif qui se constitue en association afin de mener des actions concrètes, en priorité à l’échelle régionale mais également nationale en lien avec la fédération inter-régionale H/F.


Au programme de cette Assemblée Générale:
- Discussion des statuts
- Constitution du CA et de son bureau
- Activités en cours et projets à venir


Parce que l’art et la culture sont des espaces où s’invente notre vision du monde, nous ne pouvons pas laisser les inégalités homme-femme y perdurer.
Nous comptons sur votre présence!

Le collectif H/F Nord - Pas-de-Calais

vendredi 7 janvier 2011

Manifeste du collectif H/F Nord Pas-de-Calais


L’idée du collectif H/F 1 Nord Pas-de-Calais émane d’une journée thématique organisée le 9 décembre 2009 au Théâtre de l’Oiseau-Mouche / Le Garage à Roubaix : « résistances à l’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde de la culture ».
Depuis, des professionnelLEs du spectacle vivant, des artistes, des sociologues, des membres associatifs hommes et femmes se sont réuniEs pour trouver ensemble les moyens de tendre vers l’égalité dans le secteur culturel, et particulièrement celui du spectacle vivant.
A noter qu’une association H/F existe déjà en Rhône-Alpes à Lyon et depuis une année à Paris. D’autres initiatives en régions sont en train de se développer (Marseille, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon).

Pourquoi un collectif H/F Nord Pas-de-Calais ?
Parce que le monde de la culture, et particulièrement celui du spectacle vivant, enclin à dénoncer inégalités et injustices, se croit à l’abri de toutes discriminations.
Même si 38% des établissements culturels sont dirigés par des femmes en Nord Pas-de-Calais (contre 17% de moyenne nationale) 2 et 32,5% des compagnies de la Région sont dirigées par des femmes (à noter 7,5% de co-directions et 2,5% de collectifs) 3, il reste du chemin à parcourir pour arriver à :
- l’égalité d’accès aux postes de direction 
- la mixité dans l’ensemble des fonctions 
- l’égalité au niveau des salaires 
- une attribution égalitaire des subventions et des moyens de production -
- une égale représentation dans les programmations
- l’égalité d’accès aux formations artistiques et culturelles.

Objectifs du collectif H/F NPDC :
- Application des obligations législatives et constitutionnelles en matière d’égalité hommes-femmes (mixité professionnelle, égalité salariale, accès égalitaire à tous les postes).
 - Repérage des inégalités de droits et de pratiques entre les hommes et les femmes dans les milieux de l’art et de la culture, et en particulier dans le secteur du spectacle vivant ; afin de tendre vers l’égalité professionnelle.
- Mobilisation contre les discriminations observées. 


Actions à mener en Région Nord Pas-de-Calais :
- Lutter pour l’égalité hommes/femmes. 
- Débattre de la question du genre. 
- Informer et diffuser les rapports de Reine Prat (et enregistrement sonore avec les chiffres réalisé par le
collectif H/F Paris ainsi que tout autre document) + les textes de lois relatifs à l’égalité hommes/femmes,
produire des colloques, des temps de rencontres, des évènements artistiques et/ou encore des spectacles. - - Sensibiliser les directeurs / directrices d’équipements culturels à être attentifVEs à l’égalité hommes/femmes dans l’emploi et dans les programmations, ainsi qu’à une répartition plus égalitaire des
financements de projets portés par des hommes ou par des femmes. 
- Dresser un état des lieux sexué de l’emploi et de la formation dans le spectacle vivant en Région Nord
Pas-de-Calais. 
- Demander aux syndicats d’employeurs et de salariés de se positionner dans la lutte pour l’égalité
hommes/femmes dans leur champ d’activité. 
- Créer un blog et une page facebook pour le collectif H/F NPDC.
D’autres actions restent bien sûr à inventer par le collectif.


Extraits du rapport Reine Prat 4 - mai 2006
En mai 2006 paraît le rapport commandé par le Ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS) à Reine Prat « Pour l’égal accès des hommes et des femmes aux postes de responsabilité, aux lieux de décision, à la maîtrise de la représentation, dans le secteur du spectacle vivant », suivi d’un second en mai 2009 « De l’interdit à l’empêchement ».
http://www.culture.gouv.fr/mcc/Actualites/Missions-et-rapports
[...]
une situation fortement inégalitaire...
Dans cet ensemble, la situation des femmes et des hommes est fortement inégalitaire.
Qui dirige les institutions ? Ce sont des hommes qui dirigent : 
– 92% des théâtres consacrés à la création dramatique. 
– 89% des institutions musicales.
– 86% des établissements d'enseignement.
– 78% des établissements à vocation pluridisciplinaires. 
– 71% des centres de ressources. 
– 59% des centres chorégraphiques nationaux.

Qui a la maîtrise de la représentation ? 
– 97% des musiques que nous entendons dans nos institutions ont été composées par des hommes. 
– 94% des orchestres programmés sont dirigés par des hommes. 
– 85% des textes que nous entendons ont été écrits par des hommes. 
– 78% des spectacles que nous voyons ont été mis en scène par des hommes. 
– 57% ont été chorégraphiés par un homme.

Qui dispose des moyens financiers ? 
– En 2003, la moyenne des subventions attribuées aux scènes nationales par l’ensemble de leurs partenaires était de 2.096.319 €. 
– Quand elles étaient dirigées par un homme, cette moyenne s’élevait à 2.347.488 €. 
– Quand elles étaient dirigées par une femme, la moyenne des subventions perçues était de 1.764.349 €.
[...] 
– 5,7% des directeurs de compagnies dramatiques [subventionnées par le Mcc] peuvent espérer diriger un jour un centre dramatique ou un théâtre national. 
– 0,9% des directrices de compagnies dramatiques peuvent imaginer la même reconnaissance de leur travail et les mêmes moyens de le développer.
[...]




Qui dirige ? 
Dans l'ensemble du secteur du spectacle vivant subventionné par le mcc (production, diffusion, enseignement, centres de ressources) : 80% des directions du secteur institutionnel sont occupees par des hommes.
- Le théâtre institutionnel bat tous les records avec des directions occupées par des hommes à 92%.
- Le domaine musical arrive en deuxième position avec des structures dirigées par des hommes à 89%.
- Dans le domaine de la danse, réputé très « fémininisé » ils sont 59% à la tête des centres chorégraphiques nationaux.
- À la direction des structures à vocation pluridisciplinaire, on remonte à 78%.
- Les centres de ressources du spectacle vivant comptent 71% de directeurs.
- Le secteur de l’enseignement, largement dominé par l’enseignement musical, est dirigé à 86% par des hommes.

20% des directions d'institutions sont donc confiées a des femmes alors que les femmes représentent :
- 31% des artistes qui ont cree et dirigent une cie chorégraphique ou dramatique, un ensemble musical et vocal.
- 70% des gestionnaires qui ont cree et dirigent un bureau de production independant.

[...] « les esprits n'ont point de sexe » marie meurdrac, 1666.

NOTES : 
1 Hommes/Femmes 
2 chiffres du Ministère de la Culture et de la Communication 
3 chiffres du Synavi – syndicat national des arts vivants sur un échantillon de 150 compagnies
4 chargée de mission pour l’égalité et contre les exclusions à la DMDTS du Ministère de la Culture et de la Communication.